Pour certaines femmes, attendre un enfant est synonyme de grand bonheur, une joie et une excitation à la fois. Toutefois, pour d’autres, c’est plutôt une triste nouvelle, voire même une angoisse. La grossesse à ce moment-là est souvent inattendue.

Face à cette réticence, deux options sont possibles s’offre à la femme : est-ce que je décide de poursuivre ou plutôt interrompre la grossesse ? La décision d’avorter ne doit pas être prise à la légère. Bien au contraire ! Il est essentiel de bien réfléchir avant car le déroulement de l’avortement peut s’avérer complexe. Les complications ne sont pas à exclure.

Comment se passe une IVG ?

Les différents types d’IVG ou Interruption Volontaire de la Grossesse

Il existe deux types d’ IVG , à savoir l’avortement médical médicamenteux et l’avortement chirurgical.

Pour ce qu’il en est de l’avortement médical, précisons dans un premier temps qu’ilest autorisé jusqu’à la 7e semaine de grossesse. Ce type d’avortement sera donc effectué à l’aide de médicaments.

L’avortement chirurgical quant à lui, est effectué par un médecin qualifié. Il effectue une dilatation afin d’aspirer le fœtus.

Concrètement, comment se déroule une IVG ?

Pour l’avortement médical, une première prise de médicaments sert à interrompre la grossesse et la deuxième provoque des contractions et l’éjection de l’embryon. Il faut faire attention car cette méthode exige un suivi d’une ou deux semaines après l’intervention afin de confirmer sa réussite. En cas d’échec, la femme doit être prête à subir un avortement chirurgical, car les médicaments utilisés lors de cette intervention provoquent des malformations au fœtus.

Comment est effectué l’avortement chirurgical ? Cette intervention n’est pas longue. Elle dure généralement entre dix et quinze minutes.L’objectif visé est de retirer de l’utérus tout tissu lié à la grossesse.

L’intervention devra être précédée par quelques mesures de sécurité dont notamment la mesurede votre pouls ainsi que la quantité d’oxygène dans votre sang. Pendant l’intervention, le médecin utilisera un spéculum. Cet outil permet de séparer délicatement les parois vaginales. Il nettoiera par la suite le col avec un antiseptique et procédera à une anesthésie locale. Vous ne serez pas endormie. Il ouvrira graduellement le canal cervical avec des dilatateurs en métal. La taille de ces derniers augmente en fonction de l’avancement de la grossesse. Lorsque la dilatation souhaitée sera atteinte, le médecin introduira un tube creux dans l’utérus. Le tube, relié à une pompe, aspirera le contenu de l’utérus. Par la suite, il utilisera une curette sur la paroi utérine afin de s’assurer que tout le placenta a été aspiré. Enfin, le tube d’aspiration sera utilisé une dernière fois pour enlever le reste du tissu.

Après l’IVG, que se passe-t-il ?

Pendant et après l’IVG, vous ressentirez de la douleur. Il est essentiel de vous reposer pendant au moins 24 à 48 heures après l’intervention. Il est important de se faire suivre par un médecin. En effet, il est important de bien vérifier qu’il n’y a pas eu de problèmes tels qu’un avortement incomplet ou une infection. Les conséquences pourraient être dramatiques.